L’univers Playmobil : histoire, astuces et idées pour s’amuser

Films de jouets et cinéma, l’histoire n’est pas neuve. Transformers, Barbie, My Little Pony, GI Joe, Bionicle… La liste déroule ses blockbusters comme un catalogue de Noël. Mais quand Playmobil tente sa chance, difficile de ne pas penser à LEGO Movie. Même matière première, deux univers pourtant bien distincts. Pour aller plus loin, notre avis sur Playmobil le film, visionné avec des enfants, éclaire le sujet.

La revue de Playmobil le film

L’intrigue

Marla, une adolescente comme tant d’autres, rêve d’aventure et de voyages. Un passeport flambant neuf en poche, elle s’imagine déjà ailleurs. Mais le destin frappe sans prévenir : la disparition brutale de ses parents la projette trop vite dans le monde adulte, avec la charge de son petit frère, Charlie. Les jeux insouciants laissent place à la routine, aux responsabilités, et au poids des factures. Dans cette spirale, Marla s’éloigne de Charlie, qui, lui, continue de voir la vie comme une grande aventure imaginaire. Une incompréhension s’installe, jusqu’au jour où, lors d’une visite à une exposition de jouets, ils sont tous deux aspirés dans l’univers Playmobil. Marla doit alors renouer avec la part d’enfance qui subsiste en elle pour espérer ramener son frère dans le monde réel.

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Un monde à lui

Dès les premières minutes, la comparaison avec The LEGO Movie s’impose. Comme chez son concurrent, le film commence en prise de vues réelles. Mais là où LEGO jouait la carte de la surprise et de la rupture, Playmobil préfère une transition douce, une entrée en matière pour installer son ton. Rapidement, chacun trace sa route. LEGO explose dans tous les sens, dans une déferlante d’humour et de second degré. Playmobil, lui, prend le parti d’une narration plus classique, fidèle à la grammaire du conte. Ce choix n’a rien d’anodin : le réalisateur, Lino DiSalvo, a fait ses armes chez Disney sur La Reine des Neiges, Bolt ou encore Raiponce. Destiné aux enfants et aux amoureux de la marque, le film propose une réflexion sur la perte de l’enfance et la nécessité de garder, adulte, ce lien fragile avec l’imaginaire de nos jeunes années.

À tous les comédies musicales

La trame aborde des thèmes forts, portés par une dimension musicale affirmée. Deux voix marquantes se côtoient : le rappeur J-Ax, dans la peau de l’empereur Maximus, et Cristina D’Avena, véritable icône du doublage. Tous deux incarnent non seulement des personnages hauts en couleur, mais interprètent aussi deux morceaux originaux du film, « Give People What They Want » et « Ride the Wind ». Le travail d’Ilaria De Rosa (chant de Marla) et surtout de Simone Iuè (chant de Charlie, déjà entendu dans Coco et dans Le Roi Lion en live action) apporte une énergie nouvelle aux séquences musicales.

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Le monde prend vie

Ce qui frappe le plus, au-delà de l’animation parfaitement maîtrisée qui donne du relief à ces figurines sans nez ni bouche, c’est le foisonnement de personnages issus de tous les univers Playmobil. Charlie débarque en Viking, Marla redevient une chevalière intrépide, et sur leur route défilent un routier sympathique, une marraine fée contemporaine, l’empereur Maximus avide de pouvoir, ou encore l’agent secret Rex Dasher, irrésistible et maître des scènes les plus drôles du film. Chacun incarne un fragment de l’imaginaire Playmobil, et contribue à rendre ce monde crédible, vivant, déroutant parfois, mais toujours ouvert à l’aventure.

Vu avec des enfants, Playmobil revoit le film

Chez moi, Alex (10 ans) et Giorgio (8 ans) ne connaissaient pas vraiment l’univers Playmobil avant cette séance. Curiosité piquée, ils ont plongé dans le film sans préjugés. La découverte que J-Ax doublait l’empereur Maximus fut un vrai bonus : les scènes du personnage les ont fait éclater de rire. Mais c’est dans les moments de live action, entre Marla et Charlie, que l’émotion s’est glissée. Lorsque Giorgio a compris la disparition des parents, il n’a pas retenu ses larmes. Une preuve que, même avec des figurines, l’attachement fonctionne. Anya Taylor-Joy, qui incarne Marla, apporte elle aussi une justesse rare pour un film d’animation. On la retrouvera bientôt dans l’adaptation d’Emma de Jane Austen et dans le film New Mutants.

En avant les histoires de chevaliers

Les Playmobil s’invitent dans toutes les chambres d’enfant. Faciles à reconnaître, ces personnages savent tout faire, tout devenir, et s’habillent à l’infini. Parmi les nombreux mondes Playmobil, celui du Moyen Âge tient une place à part, surtout auprès des petits garçons. Les personnages médiévaux font briller les yeux, entre épopées de chevaliers, combats d’épées et châteaux assiégés, où princes et princesses triomphent des dragons et des méchants venus voler le trésor royal. Les Playmobil médiévaux offrent des occasions inépuisables d’inventer des histoires. En avant les histoires de chevaliers : princesses à délivrer, dragons à apprivoiser, envahisseurs à repousser, et trésors à protéger. Tout est possible, rien n’est interdit, quand on a une boîte de jeux Playmobil entre les mains. L’imagination se libère, et l’aventure n’attend que le prochain scénario sorti de l’esprit d’un enfant. Les récits de chevaliers n’ont pas fini de galoper dans les salons et sur les tapis.

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